Australie 07
• mercredi 21 mai 2008 - La fin.
Compte rendu de la compétition
Bon, voici le rapport de ma fin de semaine à la compétition de longboard. 192 compétiteurs de partout autour du monde. Beaucoup de plaisir! Je suis partie samedi après midi. Après quelques heures sur le transport en commun, je me suis retrouvée sur le ferry. Et j'ai croisé deux autres skateboardeurs (merci à K-Rimes et Chiara) qui m'ont offert un lift jusqu'à la compétition. Ça, c'est l'esprit de la communauté de longboard, toujours prêt à aider son prochain. Arrivée sur place, j'étais subjuguée par le nombre incroyable de longboardeurs dans le même endroit. Imaginez 250 personnes se promenant dans un village sur leur planche durant la parade du May Day. C'était le plus gros rassemblement que j'aie vu jusqu'à ce jour. Ensuite, un freeride qui a été écourté par la visite des policiers qui nous ont gentiment invités à quitter les lieux. Voilà comment bouger 250 personnes d'une route au milieu de nul part (littéralement). Arrêt au lac pour se baigner et retour au camp pour célébrer et s'inscrire. Réveil à 5:00am le lendemain matin, au son de la cornemuse. CORNEMUSE. Je haïs cet instrument avec une passion intense. Non seulement parce que ça rappelle le colonialisme anglais au Québec depuis près de 300 ans, mais aussi parce que c'est franchement désagréable comme son (e mon humble point de vue). C'est vrai, prenez un débutant ou un joueur professionnel et ce sera tout aussi agaçant. À mort les cornemuses. Enfin, à 6:00am on était tous empilés en sardines dans trois autobus jaunes, à regarder les troncs défiler sous nos yeux alors qu'on se rendait au site de compétition. Ensuite, se préparer. On avait chacun une descente de pratique. Ce fut d'ailleurs ma meilleure descente de la journée (!). J'ai été rapidement éliminée, mais cela m'a donné la chance de voir parmi les meilleurs coureurs et d'apprendre énormément. Je suis revenue à Vancouver le soir même. Un certain Ric m'a donné un lift jusqu'au ferry (merci mec). J'ai appris par lui que mon pote Jackson, venu d'Australie pour l'occasion, se trouvait à l'hôpital à la suite d'un crash impliquant trois compétiteurs dans le carnage corner. En tant que bonne samaritaine, je suis allée le visiter sur le champ. Tout va bien pour lui. Voilà donc le bilan de mon passage à ma première compétition de longboard à vie, je promets que ce ne sera pas la dernière!
Écrit le 19 mai 2008 au soir. (Dernières pensées de voyage.)
Dernière journée à ce périple de plus ou moins un an. Un calendrier complet s'est écoulé depuis que je suis partie.
Est-ce que les gens "autour" de moi ont utilisé les derniers 300 quelques jours de manière aussi productive que moi? Ont-ils évolué et changé comme je l'ai fait? Ont-ils décidé de prendre leur propre voix ou se sont-ils élancés, un peu plus, dans le sentier déjà tracé de la société?
Que sera-t-il devenu de mon patelin, de mes habitudes et de mes perceptions? Le retour au bercail sera-t-il un retour dans le temps? Est-ce que ce retour physique doit atteindre mon épanouissement psychologique? Cette force de caractère acquises au fil des expérience sera-t-elle célébrée ou plutôt réprimée? Que verra-ton en moi, une jeune fille qui refuse de grandir ou une femme qui fait les choses à sa manière? Verrai-je en eux mes amis et compagnons de mille et une aventure ou que des ombres insipides? Je sais que certains n'accepteront probablement jamais que j'aie un peu changé; cela a toujours été le cas et ce n'est pas quelque chose que je puisse contrôler.
Qu'en sera-t-il de mes idéaux, rêves et projets trois mois après mon retour? S'agira-t-il de les mettre de côté au profit de l'opinion publique ou de les poursuivre? À quel point mon environnement affectera-t-il mes décisions? Vais-je le laisser affecter mon jugement?
Questions, questions, pas de réponses. La seule manière de savoir, c'est de s'y rendre. Montréal, j'arrive demain.
20 mai 2008, dans l'avion.
Journée relax, à finir mes bagages et profiter de la température agréable (sarcasme, il pleuvait, surprenant!). Haven (elle a terminé deuxième dans la course) m'a donné un lift à l'aéroport, mais à mi-chemin, une fumée louche sortait du capot. J'ai donc dû téléphoner un taxi qui prit des heures à arriver, alors que j'angoissais. Après avoir manqué un vol Brisbane-Vancouver, je n'avais vraiment pas envie de répéter l'expérience. Heureusement, un chauffeur indien zêlé m'a pris à bord et s'est assuré, à l'aide de techniques de conduite dignes de celles de mon père, que je sois à l'aéroport à temps. Merci, chauffeur au turban et à la chemise ocre. Enfin, la dame à l'enregistrement était bien sympathique (ou elle pensait que je l'étais bien) et ne m'a rien chargé pour mon sac rempli de skates qui était définitivement hors des limites de poids. Merci dame sympathique! Ah oui, et l'avion était une heure en retard, j'ai donc rushé ce pauvre indien pour rien. Je crois que cette dernière aventure reflète bien l'essence de mon voyage. Des circonstances constamment changeantes, des rebondissements, et une fin heureuse!
Je veux dire un gros merci à tous ceux qui m'ont appuyé dans les bons et mauvais moments de mon voyage (ça sonne joueur de hockey qui dit avoir donné son 110% dans les coins pendant la "game"). J'espère que je vous ai diverti un peu avec mes 1001 histoires. Merci à ceux qui ont pris le temps (ou le courage) de m'écrire des commentaires, j'ai vraiment apprécié. D'ailleurs, sentez-vous bien libres d'en écrire un dernier, avec des suggestions pour que je puisse m'améliorer dans l'éventualité d'un nouveau blog. J'espère vous revoir tous bientôt. Je vous aime fort. J'écoutais de la musique ce matin en écrivant et un moment donné j'ai arrêté pour écouter les paroles. Voici la première phrase que j'ai entendu, c'est ce qui termine ce blog de voyage.
"Living for life, living for my freedom. Looking for the right to my line and my kingdom." -The Red-Eyes
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• mercredi 21 mai 2008 - Commentaire sans titre
♥
M.